Celia gouveiac

Née au Brésil. Passionnée d’Art dès son plus jeune âge, artiste pluridisciplinaire. Ses œuvres coexistent dans un univers cohérent, fruits d’un parcours singulier et d’un matériel basé sur la relation humaine. Authentique, elle fuit tout alibi intellectuel, travaillant et défendant son rapport à la matérialité, le pouvoir de la main dans l’art. Son travail est l’expression d’une spiritualité contemporaine, celle qui respecte les différences, les valorisent et les questionnent et convie le public pour une nouvelle vision engageant un échange chaleureux.

« Ma recherche se veut tourner vers l’ambigüité humaine : le pouvoir de surprendre, la capacité d’être génial ou médiocre : L’Homme, face à lui-même. »

Celia Gouveiac quitte le Brésil pour s’installer à Paris en 1997, là où deux ans plus tard elle rencontre le sculpteur Petrus qui devient son professeur et maitre durant trois années.

Elle quitte la capitale en 2002, pour s’installer à La Turbie sur la côte d’Azur, puis en 2005 à Nice où elle réside et pratique son art jusqu’en 2011. La femme et artiste croit profondément que l’Art peut être l’instrument d’une transformation sociale et un puissant activateur des consciences.

Celia Gouveiac vit et travaille à Bordeaux.

Texte biographique par Valérie Penven, journaliste

Celia Gouveiac née au Brésil en 1970 dans une famille de 7 enfants, elle a dû très tôt trouver sa place et conquérir sa liberté. Et se elle pensait enfant que le monde s’arrêtait à la ligne d’horizon, elle n’a eu de cesse depuis que de la franchir. Fascinée par les chefs-d’oeuvre des grands maîtres de la peinture européenne, ces artistes n’étaient pas seulement peintres ou sculpteurs mais aussi architectes, historiens philosophes et, la plupart du temps, rebelles. Marchant dans les pas de ces illustre prédécesseurs, la jeune femme quittera son Brésil natal attirée par la ville Lumière… Paris. C’est là, qu’elle rencontre son maître, le sculpteur Pétrus qui l’initie durant trois ans aux arts plastiques. C’est une révélation. Ce nouveau médium lui permet d’exprimer toute sa créativité et de dénouer ce qui à l’intérieur, fait noeud… « J’ai sûrement une dette envers l’humanité » confie-t-elle.
Sa soif de connaissance et de sens est inextinguible et la pousse à aller au-delà du jeu des apparences, au-delà des limites de notre humanité et d’elle-même. L’artiste se retrouve sans doute quelque part dans le regard poignant des enfants de la rue qu’elle photographie et peint puis initie à la peinture, à l’art comme une tentative de sauvetage de ces détresses multiples. Son premier tableau, qu’elle n’a jamais voulu vendre, révèle toute son intensité picturale. Cette petite fille habillée de rouge, dont le regard nous transperce donne le sens de son travail et amorce la série « Portrait d’Enfance”. Des portraits qui rendent leur dignité aux enfants abandonnés à la violence d’un monde impitoyable, où l’on est prêt à tout pour simplement survivre. Le regard pénétrant, grave et émouvant de ces laissés pour compte nous interpelle sur notre capacité à aimer et secourir, sur notre qualité d’être humain.
Avec le « Cri des espoirs”, l’artiste va encore plus loin. Comme si le regard grave de ses portraits d’enfant, projet commencé en 1998, n’était plus suffisant pour lever la chape de notre indifférence. La palette de peinture, jetable et utilisée comme outil de base, s’est imposée peu à peu comme
support et est devenue l’oeuvre d’art elle-même. A travers elle, les visages de ces enfants évoluent, changent et expriment leur cri avec une force à la limite du soutenable. Les enfants ici ne représentent plus un blanc, un noir, un oriental…
Ils se fondent en un visage universel qui lance un cri, avec l’espoir de se faire entendre. Celia Gouveiac est une artiste engagée. Engagée dans un combat contre l’injustice, l’indifférence, la violence, l’inconscience. L’art est son arme pacifiste à vocation humanitaire qui milite pour un monde plus solidaire, plus conscient. Un monde qui ouvre les yeux et les oreilles et que perçoit enfin le cri silencieux de ces millions d’enfants déclassés, délaissés, de ces enfants que l’on n’entend pas, que l’on ne voit pas et qu’il lui faut, à toute force, révéler.
Brésilienne et avant tout citoyenne du monde, le travail de cette talentueuse artiste tend aujourd’hui vers une oeuvre conceptuelle, humaniste et universelle. Le projet Yes to Life ! est une allégorie et résume la quintessence de sa philosophie. « Yes to Life » est une sculpture d’une main droite semi ouverte signant un « OK », nous rappelant en cela la position de la main du Bouddha. Cette main, volontairement créée asexuée et vierge de lignes de vie, se veut éveilleur de conscience. « Je l’ai voulu puissante, dotée d’une éthique fondamentalement positive et fédératrice, elle ne représente aucun courant religieux, dogmatique ou politique et n’adhère à aucun diktat » précise l’artiste. Ce projet d’installation conceptuelle et monumentale a été créé au cours d’une longue et enrichissante recherche symbolique liée à la position de l’être dans l’interface miroir contemporain. Sa vocation est d’émettre une vibration de pensées positives en guise de contre poids à la tourmente mondiale actuelle. Mettant ainsi l’accent sur la capacité de chaque être humain à décider pour lui-même du sens qu’il veut donner à son existence individuelle et par là même collective. Yes to life ! nous invite à réfléchir sur le sens de ce « oui à la vie ». Oui à la vie, certes ! Mais oui à quelle vie ? C’est la question ouverte par l’artiste est sa prolongation… une main… non pas tendue mais destinée à voyager autour du monde pour délivrer son
message de fraternité universelle.


Born in Brasil. Enthralled by the Arts since her youngest age, she studies dance, theatre and
sculpture. Her paintings coexist in a coherent universe, fruit of a singular path and a material based
in human relations. Authentic, she flees all intellectual alibi, working and defending her relation to
materialism, the power of the hand in the arts. Her work is the expression of a contemporary
spirituality, one that respects all differences, that values them, questions them and invites the public
to engage in a new vision engaging in a warm exchange.
“My research sees itself inclined towards human ambiguity : the power to surprise, the capacity to be
great or mediocre : Man, faced to himself.”
Celia Gouveiac leaves Brazil to install herself in Paris in 1997, where two years later she meets the
sculpture Pétrus who becomes her professor and master during three years.
She leaves the capital in 2002 to install herself at La Turbie at the French Riviera, then in 2005
moves to Nice where she resides and develops her practice until 2011.
The woman and artist deeply believes that the arts can be an instrument of social transformation and
a powerful activator of consciousness.

Celia Gouveaic lives and works in Bordeaux.

Biographical text by VALERIE PENVEN ( Juin 2002)


Brazilian born in 1970 into a family of 7 siblings, Celia Gouveiac struggled to find her place and conquer he
freedom since young. If as a child she thought that the world would come to an end on the horizon, her life proved the contrary. Fascinated with the work of the old european masters, painters and sculptors, architects and historians, philosophers and innovators who paved the way and inspired her to tread in the footsteps of these illustrious examples as form of rebellion… Celia leaves her native Brazil for the City of Lights, Paris, where she meets Pétrus who introduces her to sculpture. It’s a revelation. Sculpture allows her to express all her creativity and unravel what she had inside … “I’m surely indebted to humanity”, she confides.
With « Cry of Hope”, Celia goes even further, as if the sulken look of the children’s portrait project she began in 1998 was no longer sufficient to fend indifference. The painting palette, disposable, was used as a basic tool and eventually became the work itself. Through them, the children faces evolve, change and allow their cry to be heard at the border of what is bearable. The children no longer represent a white, a black, or particular ethnic family… they merge into a universal portrait that launch a cry in hope of being heard. Celia Gouveiac is a committed artist. Committed to uplift consciousness. Her art is her weapon of peace that leans towards a humanist vocation fostering for a better world : more united, more fraternal, more conscious. A world that opens eyes and ears and finally perceives the silent cry of millions of beings, of the children that we do not hear, that we do not see, and she must with all force, reveal.
Brazilian and above all a citizen of the world, the work of this talented artist tends to be conceptual, humanist and universal. For example, her project Yes to Life is an allegory that sums up the quintessence of her philosophy. It is a sculpture of a semi-open right hand signing an ok, reminding us in this the position of the Buddha’s mudra. This monumental installation project was created during a rewarding symbolic lengthly research in relation to the position of the Self in regards to a contemporary mirror interface. The intention behind this work is to act as a vehicle to uplift and remind us of the positive mindset necessary to counterbalance the current global turmoil. Within, emphatically pointing to the capacity of each of us to decide for oneself the purpose of our life or existence within society. Yes to life! is an invitation to reflect on the meaning of this affirmation … YES to LIFE and to the path we choose.